Le champignon mangeur de couches : info ou intox ?

Un peu partout sur le net fleurissent des articles de blog et des posts de forum concernant un hypothétique « champignon mangeur de couches lavables ». Mais qu’en est-il vraiment ? Un champignon peut-il réellement grignoter du tissu jusqu’à l’user complètement ?

Pour le savoir, nous avons contacté un fabricant de couches lavables en qui nous avons une confiance absolue : Bummis. Pionnier du secteur au Canada, présent sur le marché depuis 25 ans, nous savions qu’ils sauraient nous en dire plus ! Voici leur réponse :

« Même s’il est vrai que la moisissure (un type de champignon) et les bactéries peuvent progressivement affaiblir les fibres des tissus en matières naturelles, nous n’avons jamais entendu parler de « champignon mangeur de couches » ! Les levures sont des champignons unicellulaires basiques, mais ce sont des champignons tout de même, ainsi il ne serait pas totalement surprenant qu’une exposition constante à des levures puisse potentiellement détruire un tissu. Ceci dit, cela nous paraît fortement improbable. Même avec un champignon plus complexe comme la moisissure cela prendrait beaucoup de temps pour casser les fibres. Par exemple, un préplié en coton qui serait exposé à la moisissure ou aux bactéries pendant une longue période (une semaine entre 2 lavages) commencera au bout de plusieurs mois (plus de 6) à être fragilisé au niveau des fibres et pourra éventuellement commencer à se déchirer plus facilement. Je doute que quiconque laisserait des couches moisir aussi longtemps.

J’en profite pour clarifier le fait que le bambou n’est pas une fibre naturelle. Elle commence comme telle mais est ensuite transformée en viscose qui est une fibre synthétique. La viscose de bambou est habituellement tissée sur une trame de polyester pour augmenter sa durabilité. Cependant, même comme cela la viscose est un tissu plus délicat. Lorsque la viscose se désintègre en laissant apparaître la trame en polyester sur laquelle elle est tissée, cela peut être lié au calcaire d’une eau très dure, à l’utilisation d’une trop grande quantité de lessive avec un rinçage insuffisant ou à l’ajout d’agents blanchissants (javel, etc.).

Ce n’est pas une réponse catégorique mais il très peu probable qu’il existe un « champignon mangeur de couches ». » 

Chez Apinapi nous avons constaté que le phénomène se produisait parfois (mais cela reste très rare) après des vaccins, une poussée dentaire, une prise d’antibiotiques, et que cela pouvait ainsi également être lié à une acidité plus importante de l’urine ou des selles. Pour y remédier, veillez à rapprocher les lavages durant ces périodes sensibles.

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