Halte-garderie et couches lavables: témoignage choc d’une maman!

Voici l’expérience de Nadia, avec sa fille Eva, 18 mois!

« Après un an et demi à m’occuper de ma fille à plein temps, j’ai senti qu’il était grand temps de se séparer. J’ai choisi le système de la halte-garderie : des demi-journées en collectivité à raison d’une fois par semaine pour commencer, puis 2 à 3 fois.

En lisant le règlement intérieur, j’ai appris que les parents devaient fournir les couches. Problème : ma fille est en couches lavables depuis plus de 17 mois maintenant… la direction les accepterait-elle ?

Lors du premier rendez-vous avec la directrice, je n’en ai pas parlé. Nous avons surtout discuté paperasse.

Mais lorsque ma fille a enfin été acceptée à la halte-garderie, j’ai décidé de faire mon couching-out !

J’ai lu et relu les recommandations d’Apinapi, j’ai mis sur ma fille une ravissante couche à fleurs et dans mon sac 2-3 couches aux couleurs punchy ! J’ai choisi des TE1 pour leur facilité d’usage mais aussi pour leur « ressemblance » avec des jetables.

Nous voici prêtes, ma princesse et moi pour notre campagne de séduction !

- Je vous ai précisé qu’il faut prévoir 4 à 5 couches dans le sac de votre fille ?

- Oui, oui. Ah justement, il faut que je la change !

- Bien sûr, c’est par ici.

Je déshabille la petite, les mains légèrement moites… Pour l’occasion, elle n’a pas fait les choses à moitié : avant même d’enlever la couche je sens bien qu’elle a fait caca. Bien, bien, bien.

La directrice ouvre des yeux tout ronds en voyant la couche…

- Mais qu’est-ce c’est que ça ? Oooooooooh, ooooh, c’est une couche, CA ?

- Oui, ma fille porte des couches lavables. Attendez, je vous montre.

 

 

Me voilà en train de changer ma fille avec une facilité qui semble vraiment la déconcerter. Je sors mon paquet de lingettes (lavables évidemment), ma bouteille de liniment, j’essuie, je nettoie. Je remets une couche propre, déjà préparée (papier de protection en place).

Je pose ma fille au sol et la laisse gambader. Je prends le papier de protection avec le paquet-cadeau dedans (!!) et je le jette dans les petites toilettes juste à côté. Et voilà !

La directrice est mi-perplexe, mi-conquise. Elle me demande où je mets la couche sale, je lui montre mon sac à couches. Terminé !

Pendant que je range le sac à langer, j’ai un peu peur qu’elle me demande de prévoir des jetables pour les heures que ma fille passera dans la structure collective…

- Vous avez suffisamment de couches pour en prévoir 4 à 5 à mettre dans son sac ?

Je lui explique que oui pas de problème et je me mets à discuter de mon stock de couches, du comment et du pourquoi de notre choix pour les lavables… Elle a été très intéressée et ça a complètement changé l’image qu’elle avait des couches lavables. A dire vrai, elle ne connaissait rien aux couches lavables modernes.

On passe à la pratique en octobre, j’ai hâte de voir ce que ça donne ! Mais je ne me mets aucune pression, si vraiment le personnel ne s’y fait pas, j’opterai pour des jetables bio. »

Merci Nadia!

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