TAKE PART: impliquez-vous autrement !

Chez ApiNapi, nous aimons soutenir des causes qui nous tiennent à cœur, soit  lorsqu’elles touchent à l’environnement, soit au bien-être de la femme et de l’enfant.

L’aventure ApiAfrique qui se déroule au Sénégal, touche à ces deux volets, avec la dimension sociale qui la caractérise (découvrez l’histoire de cette société et de ses valeurs sur www.apiafrique.com). Nous aimons leur engagement et leurs produits, nous les distribuons sur notre site, aux familles comme aux professionnels, que ce soit en magasins bios ou en collectivités. 

Aujourd’hui, la fondatrice d’ApiAfrique, Marina Gning, va plus loin et lance un programme de collectes, Take Part (littéralement « prendre part »), qui va permettre à tous ceux qui veulent soutenir l’initiative ApiAfrique mais qui ne savent pas trop comment faire, de s’impliquer autrement.

Présentation des serviettes réutilisables ApiAfrique aux lycéennes de Ngaparou

La première campagne de collecte concerne des serviettes hygiéniques lavables, pour les jeunes lycéennes de la ville où se situe l’atelier, Ngaparou. C’est très simple, nous donnons pour que ApiAfrique fabrique des kits de serviettes hygiéniques qui seront distribués aux jeunes filles lors de la rentrée scolaire, en octobre prochain. C’est par ici:

https://www.gofundme.com/serviettes-hygieniques-apiafrique

Serviette jour ApiAfrique

Pourquoi des serviettes hygiéniques réutilisables ? Parce qu’au Sénégal, comme dans la plupart des pays africains, l’accès durant ses règles à des produits fiables et peu coûteux sur le long terme est quasi impossible. Les produits d’hygiène jetables sont chers et de mauvaise qualité, ils occasionnent beaucoup d’inconfort et la peur de la fuite est telle que les jeunes filles préfèrent ne pas se rendre à l’école, au lycée ou à la fac, même lors des jours d’examens. Dans certains quartiers de Dakar, c’est jusqu’à 45% des jeunes filles qui sont touchées par l’absentéisme scolaire (étude de l’ONG Speak Up Africa). Les serviettes ApiAfrique ont provoqué un effet « Waouh » partout où elles ont été montrées car elles sont confortables, saines, fiables, rentables et jolies (et oui, tout ça !) ! Elles sont durables et apportent de l’autonomie aux femmes et aux jeunes filles.

Jeunes lycéennes de Ngaparou

Vous qui les avez peut-être testées et sans doute adoptées, vous pouvez aller plus loin pour aider des jeunes filles qui ne demandent qu’à apprendre et à s’élever, sans être pénalisées tous les mois par ce phénomène on ne peut plus naturel, mais parfois perturbant, que sont les règles.

Alors « prenons part », impliquons nous et rendez-vous sur la campagne Take Part de ApiAfrique !

ApiNapi

 

Bon sang, mais c’est bien sûr!

Aujourd’hui, pendant que je travaillais tranquillement à mon ordinateur (j’étais sur Facebook, quoi..) en prêtant une oreille distraite à la télé, un mot a attiré mon attention : syndrome du choc toxique.

Attends, attends, ça me dit quelque chose… Je monte le volume et oui, ça me revient à l’esprit : une infection, qui peut être fatale, liée à l’utilisation de tampons hygiéniques. Moi, qui ai arrêté d’utiliser ce genre de produits il y a fort longtemps, j’avais complètement effacé de ma tête cette pathologie. Et tous les autres risques liés à l’utilisation des protections périodiques  jetables, pleines de produits chimiques d’obscure nature, depuis que je me suis vouée aux produits hygiéniques lavables.

A vrai dire, initialement j’avais plutôt voué mon fils à la cause : c’est pratique, un nouveau-né ne conteste pas par principe les choix faits pour lui par ses parents (ça, c’est une quinzaine d’année plus tard), du coup, couches lavables obligatoires pour son popotin. Et il adorait. Enfin, je crois. Et après, je me suis dit : « Pourquoi lui, alors qu’il est là depuis une semaine à peine, il est déjà écolo, malin  , économe , clairvoyant, il fait un geste pour la planète qui sera la sienne, protège sa santé et  le  portefeuille de sa maman chérie  alors que moi, qui suis  là depuis des lustres , je continue  à m’empoisonner tous les mois et à créer des déchets qui avec un peu de chance finiront  dans  l’eau avec laquelle je fais bouillir mes pâtes ? » Stop. J’ai donc testé les serviettes hygiéniques réutilisables BUMMIS, rigoureusement en coton bio, sans aucun produit chimique louche et à un prix hyper compétitif, compte tenu de leur durée de vie (une dizaine d’années minimum).

Des serviettes à croquer!

J’étais tout de même un peu sceptique : « Quoi ? Pas de colle ? Et comment ça tient en place ? » « Mais il va y avoir plein de fuites ! » «  Comment ? Il faut les laver ? Et comment on détache ? Toutes les pubs de détachants le disent, avec le chocolat et l’herbe, le sang est impossible à détacher ! » (Personnellement je n’en savais rien, mais si la télé le dit…) «  Mais ! Du sang, enfin… c’est sale , c’est plein de microbes, c’est pas hygiénique à la fin ! » (A bien y penser, je n’en suis pas si sûre que ça, s’il était sale et plein de microbes, on ne serait pas toutes en train de mourir de gangrène  à chaque cycle ?) . Bon, au final, je teste. Et j’adopte immédiatement !

« Quoi ? Pas de colle ? » Et non ! Les petites pressions et  l’extérieur en double « pul » qui accroche le coton de la culotte  garantissent un maintien parfait. En plus la serviette est fine et super confortable.

«  Les fuites !! ». Aucune. Pas faute d’avoir essayé, pourtant…

«  Il faut les laver ! » Ben oui, c’est un peu le principe du lavable. Et bien, un rinçage rapide à l’eau froide, on pose un peu de savon au fiel (j’en ai un stock, car il faut bien détacher le caca des couches de bébé) et hop, en machine en attente du prochain lavage à 40°. Elles sortent propres ! Et on ne crée pas un déchet super toxique pour notre planète et celle du bébé clairvoyant (voir cf au dessus) .

« Le sang, c’est sale ! » Oui bon, mais ça se lave.  Et bien, en plus !

Bilan final : plus aucune irritation au plastique ou réaction à la colle des serviettes jetables ; plus de mauvaises odeurs causées par  le contact du sang avec les fameux produits chimiques d’obscure nature mentionnés auparavant ; au supermarché, je ne sais plus où se trouve  le rayon serviettes, ni le prix d’un paquet de serviettes jetables ; je  ne risque jamais de tomber en panne de protections ou d’être prise par surprise: fais ce que tu veux, Nature, moi je suis autonome ET économe !!

Simona